Patrimoine bâti et décarbonation : l'usage plus émetteur que la restauration
Une étude inédite révèle que l'usage des monuments historiques, et non leur restauration, génère la majorité de leurs émissions de gaz à effet de serre.
19 sept. 2026 · Rédaction IAKA

PATRIMOINE. Une étude inédite dresse un état des lieux sur les émissions de gaz à effet de serre de la filière des monuments historiques. Elle révèle que l'usage des bâtiments, bien plus que leur restauration, concentre l'essentiel de leur empreinte carbone.
Cette analyse, commandée par le ministère de la Culture, a été menée par le centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) en collaboration avec l'Agence de la transition écologique (ADEME) et l'entreprise Carbone 4. L'objectif était d'évaluer l'impact carbone du parc immobilier historique français. Les recherches se sont concentrées sur les monuments historiques, y compris ceux ne faisant pas l'objet d'un classement ou d'une inscription officielle, mais reconnus pour leur valeur patrimoniale.
Les conclusions mettent en lumière que 98 % des émissions de gaz à effet de serre de ces bâtiments sont liées à leur phase d'exploitation, c'est-à-dire à leur utilisation quotidienne, incluant le chauffage, la climatisation, l'éclairage et la production d'eau chaude sanitaire. En comparaison, la phase de restauration et de construction ne représente que 2 % de l'empreinte carbone totale. Cette donnée souligne l'importance des actions ciblées sur l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments anciens plutôt que sur la seule gestion des travaux de rénovation.
L'étude recommande l'établissement d'une feuille de route stratégique.
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