Résidences secondaires: 1,8 Md€ de trop-perçu pour les villes
Un couac fiscal sur les résidences secondaires a fait encaisser 1,8 milliard d'euros aux villes en deux ans. Bercy assure que la situation sera normalisée dès 2025.
10 sept. 2026 · Rédaction IAKA · source : Le Figaro — Immobilier

Le fiasco des avis d'impôt envoyés par erreur concernant les résidences secondaires a entraîné un coût de 1,8 milliard d’euros pour l’État français. Cette somme représente le montant du trop-perçu engrangé par les collectivités locales qui ont appliqué des surtaxes de manière incorrecte sur ces biens.
L'incident a débuté avec l'introduction en 2023 d'une nouvelle obligation déclarative pour les propriétaires immobiliers, visant à identifier précisément l'usage des biens afin d'appliquer la taxe d'habitation et la taxe sur les logements vacants. Ce dispositif, mis en place après la suppression de la taxe d'habitation pour les résidences principales, a généré des dysfonctionnements majeurs. De nombreux propriétaires de résidences secondaires ont reçu des avis d'imposition erronés, leur réclamant la taxe d'habitation alors qu'ils auraient dû être assujettis à une taxe spécifique ou à une surtaxe plus élevée dans les zones tendues.
Face à l'ampleur des erreurs et aux réclamations massives des contribuables, l'administration fiscale a été contrainte d'annuler et de rembourser un grand nombre de ces impositions indues. Le ministère de l'Économie et des Finances, Bercy, a finalement assuré que la situation était revenue à la normale en 2025. Ces ajustements ont donc impacté les recettes fiscales des communes et de l'État sur une période de deux ans, nécessitant des compensations et des régularisations financières d'envergure.


